(TAG) Ma vie de maman

J’ai eu l’honneur d’être tagguée par Nanou pour écrire un peu sur ma vie de maman… Par avance, je comprendrai que celles qui ne veulent pas lire cet article passent leur chemin ❤

En voici donc un peu plus sur Dame Lapin maman:

1-Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quels sont leurs prénoms ? Quel âge ont-ils ?

J’ai la chance d’être maman d’un petit garçon, mini-lapinou, de 2 ans 1/2. Pour ma part, je suis dans le début de ma trentaine puisque je vais avoir 32 ans dans quelques mois… (oui oui, je sais, je suis jeune!^^)

2-Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Sieur Biquet et moi étions persuadé que nous attendions une fille! On est excellents en prémonition, n’est ce pas? Heureusement l’écho T1 nous a permis de nous faire tout de suite au changement de sexe de mini-lapinou dans nos têtes. Ce n’était pas un préférence, juste un instinct, et je vais être honnête que je n’ai pas non plus sauté de joie, juste fait “oh!”. Il m’a fallu m’habituer au fait que mon bisou abritait un petit zizi 😉

3-Maman au foyer ou maman au travail?

Pour le moment, maman au travail. Mais je n’arrive pas à trouver un équilibre, l’impression de survoler les choses et de ne pas avoir assez de temps pour bien cuisiner et profiter de mon fils. Il est décidé que je m’arrête à la fin de mon contrat, quand nous reprendrons le chemin de la PMA. J’avais déjà du mal à concilier travail et PMA, mais en rajoutant un enfant dans l’équation, + les absences du parcours en France… Néanmoins je pense conserver une activité à côté, histoire de ne pas avoir un trou dans le CV et de me garder un but.

4-As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ?

A part les 2 photos dans mon portefeuille et les 700 sur mon téléphone portable?!!

5-As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Un peu tous les jours. S’expatrier à 8.000km avec un bébé de 5 mois, loin de toute la famille, cela m’a permis de beaucoup naviguer à l’instinct, pour un premier. Il y a bien sûr eu les maladies (avec le système de santé d’ici) qui m’ont donné des maux de ventre incroyables; retenir son stress et ses pleurs dans des situations où sans lui, j’aurai fini en larmes; et je ne manque pas de regarder au moins 1 fois par jour mini-lapinou sur la caméra vidéo de la crèche…

6- Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Non, et pourtant j’en ai fait un! Après la pds, histoire d’en avoir vu un de positif dans ma vie (ça c’est pour le côté pathétique, sinon ce post est trop mielleux). Par contre j’avais fait plein de photos de mes échographies.

7- As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

Oui, beaucoup. “C’était son trotteur préféré, il a marché avec… Son cadeau de son premier Noël!” etc. J’ai même du mal à jeter les Poppi déchirés! Pour les vêtements, je donne à une benne de vêtements ceux qui ne me plaisent pas, je donne aux amis ceux qui sont sympas, et je garde ceux auxquels je suis trop attachée. On sait jamais.

8- Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

Quand on sera fixés d’où on vivra l’année prochaine, une cabane pour le jardin! Il adore. Et peut-être un vélo aussi. On profitera de son anniversaire pour ces gros achats.

9- On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

N’ayant qu’un enfant je ne peux répondre. Mais j’ai déjà commencé à conserver des vêtements de mini-lapinou. Au cas où.

10- Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Pas vraiment. Les premières fois peut-être. La fois où on a émigré et qu’il a passé les 6h de vole à dormir, ce qui nous a valu les compliments des autres passagers. Nos premières vacances au Mexique. New York avec un petit d’un an. La découverte de la neige à 10 mois (ndlr: il s’en foutait).

11- As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Plusieurs fois! Des petits craquages, où je demande à Sieur Biquet de prendre la relève car je n’ai plus la patience après une longue journée. Qui me font me demander ce que ça sera avec un second en plus, et si un jour, on est réellement prêts…

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

Depuis toute petite, je voulais être maman. Quand on s’est rencontré avec l’homme, on était d’accord sur 4. Je les aurais eu à 27, 30, 33 et 36 ans. Malheureusement, Dame Nature en a décidé autrement. Nous en voulons d’autres oui. Au moins un. Le troisième, ça sera si le second arrive au premier essai. Et si mon corps le veut. On est déjà chanceux.

Pour ma part, je souhaiterai donner une voix à ma compatriote à quatre pattes, Biquette, et à mon dessert favori, Carotte.

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Recommencer et retrouver

Recommencer – pour la PMA. Nous nous sommes retrouvés à mettre le réveil à 5h un matin pour appeler notre gygy miracle. Pour connaître nos options.

On s’est décidés, nous reprendrons le chemin au printemps 2018, pour un TEC vers septembre 2018.

Mais on ne sait toujours pas d’où – de france ou d’ici.

Retrouver – les sentiments qui vont avec. Ce p***** de sentiment de solitude. Essayer d’expliquer notre situation compliquée. 

Et serrer les dents. Quand j’essaie de me confier à la famille, et qu’on me ressort “tu es jeune”. Alors j’explose ici. 

Vous voyez, on s’est mariés à 25 ans. Arrêt de pilule à 26. Et mini-lapinou à 29. Parce que j’aimerai éviter une grossesse après un certain âge. Je suis jeune, j’ai le luxe d’avoir ce choix.

Parce que mon mari a 0,1% de zozo bien formés, sur 3% exploitables. Que mon corps ne retient pas les embryons sans piqûres d’anti-coagulant. Que depuis l’accouchement, j’ai de l’adenomyose.

Parce que je me coltinais des doses de 225 ui à 27 ans. Et qu’avec ça, je n’obtenais pas des dizaines d’ovocytes. Et que j’ai déjà 6 ans de +. 

Bref, encore une fois, je trouve un exutoire en ligne. Comme il y a 6 ans…

Aujourd’hui j’ai testé pour vous

Les culottes périodiques!

Petites veinardes, après les fonds de culotte de PMA, et le test de la cup, on reparle de sujets glamour!

J’ai donc testé il y a plusieurs mois de cela la cup (c’était ici). Après plusieurs mois de pratique, on peut dire que je tiens le bon bout (ahaha). Pas encore assez à l’aise pour l’utiliser au bureau (le côté éviers en dehors des wc etc), je l’utilise les 2 premiers soirs de cycle + quand j’ai l’immense bonheur d’avoir mon J1 un weekend. Déjà ça “d’économiser”.

Une collègue revenue de congé maternité me parle d’une de ses amies qui utilise les sous-vêtements Thinx et qui en est ravie. Elle a envie d’essayer, et en se groupant, on a -10% d’économies (car la culotte coute $30…). Une amie m’en ayant aussi parlé, banco!

Je pars donc sur 2, histoire de pouvoir faire une rotation et de ne pas me ruiner si j’adhère pas au concept. Ceux que j’ai choisi ont une capacité de 2 tampons (je ne compte cependant pas les utiliser en période de gros flux), sont en coton et sont lavables en machine.

Mon J1 ayant décidé de me faire espérer d’attendre l’arrivée du colis, j’ai donc pu les tester sur le cycle qui vient de s’achever.

Et je suis conquise! Je n’aurai jamais pensé dire ça d’une culotte, ni mettre ce prix dans une culotte, mais je pense vraiment m’en recommander.

Déjà, c’est agréable à porter. On sent que c’est plus épais qu’un sous-vêtement normal, ça tient bien, on se sent en confiance. Typiquement, j’ai 2 jours de très gros flux, et environ 2/3 petits, pour lesquels l’utilisation de cette méthode est parfaite, en plus des nuits et même des gros jours de cycle, en combinant avec un tampon.

En bref, adieu les serviettes qui collent aux fesses!

 

Le deuzans 1/2

Et oui, mini-lapinou a déjà 2 ans 1/2. C’est un cap que dis-je, une péninsule!

Quand on nous bassine que les enfants grandissent trop vite, c’est bien vrai. C’est injuste comparé à l’attente qui nous est interminable pour les avoir.

Aujourd’hui mon fils n’est plus vraiment un bébé, il tient d’ailleurs à ce qu’on dise qu’il est un “petit garçon”. Et là mon coeur de maman se serre d’émotion. C’est définitivement fini les petits câlins de bébé crapaud tout chaud sur nous. Les petits biberons donnés au creux du bras. Les tout petits habits trop meugnon.

Mais malgré le terrible two dont on n’a pas échappé – hey oui c’est pas ici que vous lirez que mon fils est exceptionnel, ne pleure/crie/hurle pas pour rien (rayez la mention inutile – ou pas!) – plus on avance dans l’âge plus j’apprécie.

Alors non, ce n’est pas pour le côté pratique, quoique manger seul et comme nous ça a des avantages, le passage sur la propreté est nettement moins glam, mais plus pour l’échange.

A cet âge, ils comprennent tout. Ils participent, sont capables de faire preuve d’humour, de malice, développent leur petite personnalité. Ils ont peur, on les rassure, ont aussi leurs passions. Et on échange énormément. On est complices. On se bagarre un peu parfois (notamment quand je refuse qu’il se vide l’eau sur la tête), mais on parle, on se comprend.

On fait des activités qu’il apprécie vraiment (non pas qu’on le laissait dans un coin bébé, mais à cet âge, il désire vraiment certaines activités).

Alors oui, le côté bébé me manque. Pas vraiment les 3 premiers mois, moins à l’aise avec cette petite personne si fragile et si précieuse, mais l’odeur de bébé, les câlins (car oui, le deuzans 1/2 peut refuser les câlins, à coup de “non maman”), les premières fois. Et aussi pour apporter quelque chose à notre fils, une fratrie.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas avoir peur du deuzans (bon sang j’espère ne pas regretter cette phrase d’ici les prochains jours!), que malgré tout ce qu’on en entend, chaque âge apporte ses difficultés, mais surtout ses bonheurs.

Infertilité – seconde session

Sans grand espoir, J1 est arrivé hier.

Nous en serons au C27. C’est peu par rapport à certaines. Nous n’avons jamais repris de contraception suite á la naissance de A. Rdc au bout de 3 mois. Et un espoir, chaque mois, de ne pas à avoir à retourner en PMA. D’y “échapper”. De ne pas avoir á faire ce choix de pays.

Il y a 5 ans, quand nous étions en essais pour notre premier, j’ai attendu 18 mois avant la première consultation en PMA. Aux 2 ans d’essai, j’avais achevé ma seconde fiv. Et aujourd’hui, nous en sommes à plus, et toujours dans l’inaction. 

Alors certes on a l’immense chance d’avoir ce petit lapinou. L’attente n’est pas la même. Il n’y a pas ce désespoir déchirant de savoir si on va porter la vie. Juste le désir, l’envie, la volonté.

Nous aurions voulu un écart pas trop important entre 2, genre 3 ans. Mais bon, ça c’est comme désirer un garçon ou une fille en PMA, risible. On prend ce qu’on a la chance d’avoir.

Mais les années passent, on voit ce petit garçon grandir comme un enfant unique alors que ce n’était pas notre volonté (pas dans le sens où il ne partage et est capricieux). 

On regarde les autres avancer dans la vie, construire et agrandir leur famille. Nous on est tête baissée dans le travail, le quotidien. On profite de l’instant présent en rongeant notre frein (surtout moi, Biquet n’ayant pas le désir charnel d’une autre grossesse).

Et puis les hommes entre eux ne parlent pas vraiment de ce sujet… 

C’est peut être le J1, les nouvelles que je lis, ou le temps dehors qui rend ce jour bien mélancolique. Comme un dimanche pluvieux.

Le lâcher-prise

Le lâcher-prise est un mot que je ne connaissais pas vraiment avant d’être maman: toujours stressée, par le boulot, la famille, la PMA. C’est un concept que je me suis forcée à adapter pour ne pas peter un câble à 8.000km des miens, entre boulot et ma famille.

Je suis une coincée de l’organisation: quand on doit organiser quelque chose (un événement, une réunion, un voyage), c’est moi qui m’y colle. J’adore ça, c’est même 70% de mon boulot. Alors j’organise nos vacances á l’avance, je réfléchis où on pourrait aller, quand, je fais la liste des hôtels que je montre à l’homme qui râle pour son avis, je réserve, j’organise les activités et je prépare les valise. Mais quand je me retrouve à relancer tout le groupe d’amis qui doit venir nous voir dans 6 mois, que j’ai passé des heures pour trouver un logement dans le budget, qui, ne se passe pas un jour sans que je me dise “rien n’es réservé, ça va être annulé”, je lache prise. J’ai prévenu que 5 des 6 propositions étaient réservées, ils sont grands. Je ne relance plus, je suis de loin – et je songe déjà au plan B (je suis incorrigible).

Il m’arrive parfois de me lancer dans la confection de plats qui devraient prendre 30 min, et pour lesquels au final je passe 1 heure. 1 heure après le boulot dans la popote, c’est 1 heure où je ne peux pas profiter de mon fils. Alors quand il y a des soirées pour familles avec des food trucks, je me dis “sortie familiale, pas de cuisine”, et je force l’homme á sortir. En plus le deuzans est tellement impressionné par le nouvel endroit qu’il ne crise pas.

Le week-end, je fais des siestes. J’ai plein de choses à faire mais tant pis, je profite de la sieste du petit pour pioncer et le réveiller la bouche pâteuse – so glamour.

On est partis de France habitués aux visites mensuelles chez le médecin, les pesées, les mesures etc. Pas de tout ça ici. J’ai eu beaucoup de mal à m’y faire, je travaille toujours dessus, mais mini-lapinou n’a pas été mesuré ni pesé depuis presque 1 an. Et c’est pas grave. Il a pas l’air de rapetisser et se porte ma foi bien.

Á l’heure où la plupart des femmes cumulent boulot-enfant et parfois même loisir perso (je n’ai pas encore réussi á trouver le temps/courage de m’y remettre), je trouve important de lâcher prise sur quelques trucs, sinon on risque le burn out (ou alors on est super woman, mais super woman c’est comme les bébés magnifiques/trop intelligents/pleure jamais/jamais de crise etc – ça n’existe pas. Non?).

Et vous, quels sont vos lâcher-Prise?