La colère

On parle de 5 étapes dans le deuil: le choc/déni, la colère, le marchandage, la tristesse, l’acceptation.

Moi qui pensait naviguer vers le stade de l’acceptation, ayant eu de bonnes réactions de détachement récemment, il semblerait que je fasse des pas en arrière. Car, vous voyez, je suis en colère.

En colère d’abord contre cette infirmière de triage qui m’a fait poireauter, me vidant de mon sang intérieurement, 7h aux urgences.

En colère contre les internes qui n’ont jamais vérifié l’échographie de la fausse couche par une prise de sang. Ou au moins aller voir du côté de ma trompe au lieu d’aller voir, par 2 fois « l’état des ovaires ».

En colère contre cet hôpital qui a appelé mon mari après l’opération pour dire que je voulais rentrer au plus vite, alors que j’ai juste demandé à ce qu’on le tienne au courant après l’opération. En anesthésie générale, je n’étais sûrement pas en état de demander quoique ce soit. D’ailleurs je ne sais pas ce qu’il faut comme intervention dans cet hôpital pour ne pas avoir à rester en salle de réveil – effectivement ça donne envie de partir asap.

En colère car je continue de bien recevoir leur courrier de demande de dons.

En colère car ce même hôpital m’appelle ce vendredi pour me donner, enfin un rendez vous de suivi de grossesse, qui avait été demandé en mai. « Vous comprenez avec le covid ». Je comprend que le covid n’a empêché ni ma fc, ni ma geu. Qu’entre temps j’ai perdu mes 2 bébés. Dans votre hôpital madame. Que c’est bizarre que vos services communiquent pas. Et non, je ne veux pas de rdv pour connaître mes options pour être enceinte, je n’ai plus de trompe, je les connais mes options.

En colère contre les gens qui ne demandent plus de nouvelles. C’est bon, elle a survécu, on peut oublier. C’était pas si grave.

En colère contre celles qui se contentent juste d’un petit « ça va ». Si on creusait 5 min, bien sûr qu’on saurait qu’un mois après ce genre d’opération, ça ne va pas vraiment. Qu’aujourd’hui ça va, mais qu’il y a des jours non. Mais que j’en ai marre de dire que ça va mais que non. Depuis des années. J’aimerai juste qu’on essaie de comprendre.

En colère contre les gens qui sont comme les « ça va » de machine à café et lisent sans lire. « Oh ben je suis un peu retournée, l’hôpital m’a appelé pour me donner un rdv de suivi de grossesse » – « Oh c’est long, tu as rdv quand du coup? »…

En colère contre les gens qui utilisent mes arguments. Oui celui là est bizarre. J’ai le droit de dire que le projet d’un chien aide, que l’emménagement de la maison aide. Mais j’ai du mal quand les gens qui voient que j’ai un coup de mou, tentent de me sortir « aménager la maison va te changer les idées » ou « pense au chien ». Soyons réalistes, un chien ne remplacera pas un bébé, et je ne suis pas une psycho qui pense h24 à son prochain tapis à acheter. J’aimerai juste qu’on me dise que j’ai le droit d’aller mal, que demain, ou même dans 2h ça ira mieux et qu’en attendant, que peuvent ils faire?

En colère car je suis fatiguée, physiquement et mentalement, de me battre pour des rendez-vous médicaux. 2 mois que j’attend un rdv pour un hématologue pour cette histoire de l*ven*x, une relance a été faite il y a 1 mois avec indiqué « urgent », et je ne suis même pas sur la liste d’attente de l’hôpital… fatiguant.

Bref, je suis en colère. Et parfois je pense que c’est pas plus mal d’être loin des gens et en confinement^^

Mon coeur se serre

En pensant aujourd’hui, à toutes celles qui attendent de pouvoir célébrer cette fête. A toutes celles qui le sont déjà dans leur coeur, dans leur tête. A toutes celles qui rêvent de ce fameux train, cette fameuse cigogne. A toutes celles qui aimeraient serrer dans leurs bras les petits partis trop tôt. A toutes celles qui pensent à leur DPA, les bras vides…

La convalescence physique s’est “mieux” passé que l’année passée. Cela fait bizarre de comparer ses 2 GEU à 1 an d’intervalle, j’aimerai bien ne pas avoir eu cette chance. Restent les cicatrices, et ces énormes hématomes, sans doute liés eux à l’hémorragie interne.

On dit que le corps et l’esprit sont forts, et c’est vrai. Tenir encore debout 36h après la rupture de ma trompe, je dois quand même lui soulever mon chapeau, à ce corps qui pourtant ne cesse de me dire qu’il ne veut pas accueillir la vie une seconde fois.

Maintenant il reste le mental. Savoir que nous allons retenter une dernière fois, histoire de boucler la boucle – 3 FIV pour le premier, je me dois de faire 3 FIV pour le second. Si cet essai se termine à nouveau en test positif qui foire, on fermera définitivement la porte de la PMA. 5 années de traitement, étalés sur 8 ans.

Il sera temps de profiter de la vie, d’apprendre à se contenter de ce que j’ai déjà – et qui est déjà beaucoup: un enfant merveilleux, une belle maison, un bon job. Cet enfant qui lui ne réclame jamais de petit frère/petite soeur, qui préférerait sans doute grandir avec sa maman plutôt qu’elle ne risque sa santé pour quelque chose qu’il n’a pas demandé (en plus il va devoir nous partager…).

Histoire d’avoir une nouvelle arrivée dans notre famille qui aboutisse enfin (car non, la PMA même si elle apporte une chance, n’a pas de garantie de succès), nous accueillerons en 2021 un chiot. Un désir que j’avais depuis longtemps, et dont notre mini-lapinou nous parle depuis qu’il a 2/3 ans. Un autre enfant, lui n’en veut pas, mais un chien oui. D’un côté cela fait du bien, de vouloir une autre vie dans sa famille et de savoir qu’on l’aura. C’est peut être ça que ressentent les fertiles. De l’autre, on s’était toujours dit que si nous n’avions pas de second, nous prendrions un chien. Car oui, pour moi le chien remplacera dans mes bras l’enfant que je n’aurais pas pu avoir. Alors oui, je sais que ce n’est pas comparable, mais certaines me comprendront 😉

Jamais je n’aurai imaginé que ce second parcours serait aussi compliqué que le premier. Voir plus dans un sens – plus acceptable car nous sommes déjà une famille, plus difficile pour le corps, et apprendre à gérer ces pertes.

Il y a une leçon à retenir de tout ça. Même si les traitements ont pu marcher une première fois, ne jamais s’attendre à ce que cela refonctionne ou soit + facile une seconde fois – cela l’est peut-être dans certains cas, mais la majorité ne doit faire en faire une généralité.

D’infertile à stérile

J’ai gagné un nouveau niveau (elle est où ma couronne?). Mon statut est passé d’infertile à stérile. J’aurai dorénavant une réponse franche aux délicats qui me demanderont si je veux un second enfant…

Je vous avais laissé avec une fausse couche qui s’était relativement bien passée. Confirmée par une échographie vendredi passé, plus rien dans l’utérus.

J’avais même arrêté de saigner dimanche dernier (oh joie bonheur).

Hors mercredi soir des saignements reprennent. Pas de panique, ça doit être des résidus.

Jeudi matin en plein travail des douleurs insupportables apparaissent soudainement. J’en pleure. Des douleurs telles qu’elles dépassent celles post-operation de la GEU, la PMA, l’accouchement (la valeur de référence de la douleur). Des advils, je pense que ça va passer avec un peu de repos.

Fin d’après midi, impossible même de m’allonger. La douleur se diffuse dans le dos et l’épaule droite, me coupant la respiration et me faisant pleurer de douleur. Pour faire pleurer de douleur une pmette, il en faut…

Je passe aux antidouleurs qui me restent de la fausse couche. Pas d’amélioration. Je me dis qu’on verra après une nuit de sommeil – durant laquelle je dors très peu, ne pouvant être allongée.

6h du matin, je reprend des antidouleurs. J’attend 45 min avant de réveiller homme et enfant pour aller aux urgences.

J’arrive à 7h, l’infirmière de triage parle d’infection urinaire. Je sais que ce n’est pas ça, mais la douleur est aux environs de 7, je me roule pas par terre. Je suis la 14eme personne arrivée, j’ai espoir de voir un médecin vite.

13h30, je vais chialer un peu. Je n’ai pas manger, j’ai toujours mal, j’ai envie de partir mais ça voudrait dire avoir attendu tout ce temps pour rien.

1h je suis enfin appelée. Je décris les douleurs, la doc est perplexe. Elle m’allonge pour m’ausculter, je pleure de douleur dès qu’elle touche mon ventre, ça se répand dans l’épaule, me coupe la respiration, je panique (et me sens conne).

Prise de sang à faire, on me parle aussi de scan de l’abdomen. J’attend de nouveau 2h30 mais dans une salle individuelle.

Finalement on vient me chercher pour le service gynécologie. Je comprend rien, on m’avait parlé de scan, j’ai déjà eu une échographie il y a 1 semaine.

Je décris les symptômes à l’interne, qui me dit que mon HCG est à 7.000… ce qui est impossible car début mai il était à 976, n’a pas évolué et j’ai fait une fausse couche.

Elle revient avec le gynécologue obstétricien. Ils m’allongent sur la table, j’ai de nouveau mal. A peine la sonde placée sur mon abdomen qu’ils me disent que celui ci est rempli de sang. Ils ne s’attardent pas, chirurgie en urgence. Grossesse extra qui a rompu, sans doute depuis la veille.

En 1h30, je suis préparée pour le bloc (en plein covid, j’avais de la peine pour eux et tout leur process).

Bien sûr j’ai perdu ma dernière trompe. J’ai aussi dû être transfusée. Au delà de la tristesse, la peur. La réalité que j’aurai pu y rester. Ma seule grossesse naturelle a failli me tuer, c’est ironique.

Il va falloir du temps pour encaisser, pour l’instant je ne réalise pas. L’épée de Damoclès d’une autre geu s’est envolée, avec l’espoir d’une récidive de miracle.

Jusque là je vois le côté positif des choses. Jusqu’à ce que je touche le fond… mon vieil ami.

Le naturel

Voilà, l’embryon vu la semaine passée n’est plus. Il s’est résorbé de lui même, naturellement.

Il reste par contre le sac, bien accroché. Après avoir eu 3 options (laissez faire naturellement, prendre les cachets ou le curetage) – à choisir seule en 3 minutes, j’ai pris la décision cachets. J’avais choisi curetage au début mais vu le regard de l’interne j’ai changé d’avis^^

Cela devait ne pas faire effet tout de suite. A prendre au coucher, effets au réveil. Hors vers 1h du matin, de grosses douleurs de J1. Du sang aussi en m’essuyant (glamour toujours). Il aura fallu 2 adv*ls pour que je puisse dormir 4h avant notre déménagement.

Oui j’aurai dû le faire après cette période. Déménager tranquille et non pas pliée en 2. Sauf qu’en emménageant ici, je faisait une fausse couche. En déménageant j’en fais une, la boucle est bouclée et cela ne sera pas mon premier souvenir de la nouvelle maison (même si je m’en rappellerai).

Le moral n’est pas au fond des chaussettes. C’est horrible a dire mais ça a été doux. Il s’est résorbé de lui même, sans qu’on ait eu à le retirer le cœur battant comme pour la geu. Ce miracle est arrivé de la plus douce des façons, sans passer par 18.000 piqûres. Ça rend l’épisode plus doux à accepter. C’est quand on en vient à dire que sa 4ème perte en 2 ans est douce qu’on se rend compte combien on a dû en baver avant pour dire ça…

Il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. J’ai une pds pour fc à répétitions à faire dans 6 semaines. Puis on reprend la PMA. Travailler de la maison va permettre de mieux vivre les traitements et ses contraires j’espère. Et même si nous gardons en tête qu’un miracle s’est produit, nous savons aussi que nous ne pouvons compter car 1- l’issue, et 2- rien ne nous dit que ça peut se reproduire…

D’ici là, la pmette surperstitieuse espère que ce nouveau foyer fera des miracles…

Le suspens

Le rendez-vous a eu lieu, une écho.

Sac bien placé, GEU écartée. L’interne me parle de fœtus, le mesure, l’estime à 7 semaines (ce qui n’est pas possible, j’en suis à 5SA).

Pas de cœur, mais aucune idée de si c’est dû à un arrêt du développement ou juste que c’est trop tôt.

On se revoit donc dans 1 semaine afin de voir s’il y a eu une évolution. Soit oui, et donc le taux stagnant serait dû à une erreur du labo (ce qui est extrêmement rare), soit non et donc on passera par la case cytotec.

C’est un comble mais je m’estime chanceuse que cela ne soit pas une GEU, que s’il arrêt il y a ça sera de lui même, et surtout on a évité le parcours PMA pour ce résultat.

Ces quelques examens me font réaliser que je n’ai vraiment pas envie de reprendre ce parcours d’ailleurs…

Depuis mercredi quelques crampes sont apparues, ainsi que du vieux sang. On reprend donc de la progestérone (arrêtée mercredi), et on voit si l’issue se fait d’elle-même…

La roue tourne – toujours pas!

J’ai eu peur d’être un nouvel article sur ce blog. Cet article ne devait pas s’intituler comme ça. J’avais honte de son titre, qui devait être le cliché.

Car voyez-vous, moi l’infertile depuis 9 ans, jamais un positif hors PMA, j’ai réussi l’exploit d’avoir un + naturellement, en revenant de vacances, en plein confinement (je l’aurai appelé corona). Pendant une crise sanitaire mondiale, en préparation de déménagement, en m’enquillant café et verres de vin quotidiens, sans lovenox. La totale quoi.

Bon, le truc sentait un peu bizarre, en mode trop beau pour être vrai. J’avais eu un semblant de J1 à J23, mais n’ayant duré que 4 heures… je m’étais décidée à faire venir ce J1 en engraissant cl**rbl*e.

Une pds plus tard avec un taux de 976, on encaisse le choc. Encore une fois c’est trop beau. Un bébé rainbow, aux mêmes dates que la geu d’il y a un an. Si c’est une fille, hope sera son second prénom.

La date de l’échographie est fixée, et comme je suis une anxieuse de première qui a peur d’une récidive, le centre consent à me faire faire une seconde prise de sang (d’habitude les taux ne sont pas contrôlés, c’est positif, merci on se voit aux 6/7SA).

Cette fois, prise de sang qui montre un taux de 975… un rendez vous est donc pris pour demain à l’hôpital (en plein covid chouette) pour une échographie et pds.

On peut lancer les paris sur:

– un œuf clair ou grossesse qui s’est arrêtée. C’est pas mal ça, on l’avait pas encore eu. Ça nous permettrait de garder espoir pour un second miracle (mais un vrai cette fois, celui avec le bébé dans les bras, celui où on devient la nièce de la coiffeuse).

– une autre geu. Après tout on a bien 2 trompes et il m’en reste une. D’un côté au moins ça permettrait de ne plus avoir ce risque. J’échangerai la casquette d’infertile à stérile, ça sera plus simple à expliquer quand on me demandera si j’ai essayé tel ou tel truc.

La morale de l’histoire est bien que ça n’arrive qu’aux autres…

1 an

On dit que le temps panse les plaies… C’est bien vrai.

Cependant, arrivent les dernières dates anniversaires. Malgré moi, je revis le 8 avril 2019.

Se revoir là-bas, revivre le transfert, revivre les émotions… Savoir que ce serait le début d’une petite courte vie. Savoir après coup ce qu’il va se passer.

Les évènements actuels font aussi que c’est moins facile de se changer les esprits. Être entre 4 murs, sans beaucoup de lien social. On se plaint du manque de travail, des emplois qui se mettent en pause, mais les gens ne sont pas + disponibles qu’avant, même moins, quand c’est une période où chacun devrait faire attention à ce qu’il peut se passer entre 4 murs…

Le 8 avril, le 20 avril, le 6 mai. Puis la première année sera passée, les projets de déménagement aidant, les plaies se refermeront. Petit à petit.

Attendre pour mieux repartir

Je fais partie de celles qui ont mis en pause la PMA dans les conditions actuelles. Le centre ne me l’a pas demandé, je me suis moi même dit que les médecins et infirmières auront + important à faire – sauver des vies avant d’en créer.

Nous allons donc patienter gentiment, reculer pour mieux sauter! En attendant, j’ai stoppé mon traitement de fond (parce que ça me gonflait).

Encore 1 mois pour faire l’autruche! 🥳🥳🥳

Case départ

Après avoir été violemment éjectée du train il a maintenant presque 1 an, nous revoilà à la gare, en train d’attendre.

Le rendez vous a été fait, on repart sur l’identique de l’année dernière (GEU en moins svp), avec des doses maximales pour contrer le résultat pourri des 4 ovocytes l’année passée (sans IOP, à 33 ans et avec 300 de gonal, qui dit mieux?).

L’ordonnance est au chaud, le seul hic serait le timing. Nous allons profiter d’une semaine de farniente au chaud avant de recommencer dans 2 cycles. On verra avec le prochain J1 à quelle date je serai susceptible de commencer, l’unique urologue ayant décidé de prolonger le week-end de Pâques de 3j, en pleine ponction prévue…

Dans ce cas là, nous reporterions à fin mai.

Les dates ne sont pas exactement les mêmes que l’année passée, et même si c’est le cas, ça avait fonctionné (si on peut dire).

Entre ces 2 dates probables, un déménagement en mai. Tout sera de notre côté: jobs stables, grande maison ne demandant que d’accueillir ce deuxième enfant. Mais comme on le sait, la vie est injuste, ce n’est pas comme ça que la cigogne décide d’attribuer des +…

D’ici là, j’ai commencé mon traitement de fond. Qui ressemble à un boulet. Avaler le premier cachet avait couler les larmes. On verra aussi si cela sert à quelque chose que je les prenne, ou s’il faut tout stopper pour recommencer.

La superstition

D’habitude, je ne suis pas superstitieuse. Je me fiche que les chats soient noirs, gris, roux ou blancs. Passer sous une échelle ne me provoque pas de sueurs froides.

Il y a cependant un domaine où je le suis: la PMA.

On a toutes nos grigris fétiches, lors des transferts, de la prise de sang, du résultat. Ici ça va plus loin.

Pas de rouge pendant le transfert, la prise de sang et le résultat. Pas sûr les ongles ni les vête mets: c’est la couleur du sang, du j1, de la fausse couche.

Boire du jus d’ananas. Très peu prouvé, et pourtant.

Passer au décaféiné pendant la couvade. Ça me permet de m’imaginer enceinte au moins 15 jours…

Et dernièrement, changer de maison. La notre n’a pas de chambre pour le futur bébé, s’il y a – ça l’empêche sûrement de venir, il ne se sent pas accueilli.

Les anciens propriétaires ici avaient conçu leur enfant en IAC et avaient accouché prématurément. 6 mois après leur déménagement, elle est tombée enceinte naturellement (ça pleut).

Notre maison actuelle a vu 2 fausses couches précoces (dont 1 dès l’emménagement) puis une geu. Pas de belles nouvelles, ça risque de continuer sur cette lancée.

À relire tout cela la tête froide, c’est à la fois un peu pathétique, et risible je sais. Mais on ne se refait pas.

Dans les prochains jours, je vais prendre 1 an de plus. Le temps passe. 8 ans de PMA, certes entrecoupés par la naissance et par la pause. Bientôt la 3ème FIV. Le même stade qu’il y a 6 ans (déjà!). Ça me titille même d’attendre le même mois, histoire de porter encore + chance.

Dans 3 semaines on a rendez vous pour le planning, puis ça sera vacances et on attendra le cycle d’après. Il faudra peut être refaire les ordonnances, on a traîné, elles auront 6 mois lors de la tentative.

C’est avec appréhension et volontiers qu’on se relance – l’envie d’un second commence vraiment à être difficile à supporter…