Happy Monday

On est samedi. La pds est pour le mardi, mais je décide d’avancer la pds à J15 au lieu de J18.

On est le week-end alors je tente d’aller á l’hôpital.

Bizarrement il n’y a pas d’attente, et coup de chance j’aurai les résultats le soir même.

L’infirmière me demande pour quoi je viens, et ne tique pas sur l’ordonnance prescrite pour quelques jours après.

On doit être dans un service pas loin de celui de gynécologie, des gros ventres me passant devant.

La journée se passe, jusqu’au coup de fil. Le taux est de 1,18 UI. C’est bizarre ces décimales, c’est comme ça qu’ils doivent calculer ici. En tout cas on est à <5 ui.

Je pleure, l’infirmière ne comprend pas.

On a essayé avec un J6 de la même fiv qui nous a donné notre fils, on a eu un J5 combattant en France, puis un “magnifique” J3 avec une technique différente ici. Le tout avec lovenox.

Qu’essayer de plus? L’infirmière n’est pas capable de me répondre.

J’ai une drôle de sensation entre les jambes.

J’ouvre les yeux, la progestérone se rappelle à mon bon souvenir.

Une nouvelle journée qui commence. Une semaine derrière nous, une autre devant.

En espérant ne pas avoir fait un cauchemar prémonitoire.

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Les DPO

Nous en sommes à même pas la moitié des DPO. Et pourtant ceux ci sont déjà bien différents des précédents.

Non pas en terme de symptômes – j’ai arrêté d’y faire attention, bourrée d’œstrogène et de progestérone. Mais en terme de mentalité.

Je pense que c’est le fait de n’avoir eu qu’un embryon, d’avoir eu cette peur de n’en avoir aucun, et du coup pas de transfert.

Bien sûr la pression est bien plus lourde sur cette tentative que les autres de cette tentative de bébé 2: la dernière avant une reprise du travail, et devoir attendre plusieurs mois après l’opération des varicoceles de monsieur (voire 1 an d’attente…).

Et pourtant, je me sens assez détachée. La peau autour de mes ongles ne vous dirait pas la même chose. Mais j’évite d’y penser un maximum. Je me répète que tout est joué. Que peut être il fait son nid, ou peut être n’est il déjà plus là. Je ne peux rien contrôler. Et c’est comme ça.

Welcome en PMA

Le retour d’expérience d’une PMA au Canada

Je vais avouer, j’avais un peur. 7 ans que je suis dans le bordel, 3 FIV derrière moi (pour le 1er parcours), un centre dont j’avais été jusqu’à novembre dernier contente et qui nous avait donné notre fils. Vu la prise en charge médicale ici, j’étais aussi sceptique.

Et finalement…

La prise de rendez vous est assez longue, 2 mois pour voir la gynécologue. Celle ci m’a surprise en répondant à un de mes emails tard un soir!

Il faut être bilingue. Plusieurs fois, les praticiens m’ont indiqué que leur français n’était pas très bon. J’étais contente de pratiquer mon anglais, sauf quand tu dois expliquer teratospermie en anglais – je pense avoir inventé de nouveaux mots.

Ma peur était pour les contrôles. Au final si je prend les premiers rendez vous à 8h, en 1h je suis sortie en ayant fait écho, pds, consultation infirmière. La plus longue attente a été quand j’ai eu un rendez vous à 8h45. Ce n’est pas mon 15 min d’avant mais c’est très correct pour du public.

Ce sont des personnes différentes qui nous font les échographies, mais honnêtement, je ne suis plus á ça près.

Les infirmières appellent l’après midi pour donner la suite du traitement – le plus stressant étant de devoir planifier l’aller retour à la pharmacie car vu le prix des médicaments, on n’en prend pas “d’avance”, on prend jour par jour, quitte à devoir se déplacer 5 fois en 10j.

La pharmacie d’ailleurs est un peu pénible. J’ai fait l’erreur de magasiner et d’aller dans une qui vendait les produits moins chers, pour qu’au final elle n’ait pas tout et doive transmettre mon dossier ailleurs. Le temps de préparation des médicaments est long, ça m’est arrivé de devoir attendre 45 min alors qu’ils étaient 7 derrière le comptoir et pas d’autre client.

J’avais un gros apriori sur la ponction en local. J’aimais bien le confort de l’anesthésie générale, petit dodo et on se voit après. On se retrouve dans une grande salle avec 6/8 lits, on peut entendre les autres couples (“vous en avez eu 18, mais ils comptent encore!”), mais l’intimité reste quand même préservée. On attend quand même 2h, ce qui est un peu stressant. Le décontractant est tellement puissant qu’honnêtement je me suis sentie biiiiiien (#ladroguee), même si j’ai senti chaque perçage d’ovaire – ça ne reste quand même pas agréable mais vu ma maigre récolte en 5 min c’était fait.

La disponibilité d’une ligne téléphonique l’après midi est aussi très appréciable en cas de question sur le traitement. Une infirmière répond aux questions, on attend pas que le médecin finisse sa consultation ou nous réponde vite fait en plein dedans.

Malgré de l’attente pour le transfert pendant laquelle nous n’étions pas tenu au courant (était ce normal? Aurons nous bien le transfert?), celui a été nickel, entrée sortie en 30 min.

Il n’y a pas 15.000 paperasse à remplir tout au long du process (tout á déjà été fait au début) et même si nous sommes dans le public, on n’a pas non plus l’impression d’être dans une usine (sauf à 9h du matin pour les contrôles^^).

Bref en somme, je suis rassurée et assez satisfaite, même si j’aimerai bien ne pas avoir à y retourner…

Les prières

Petit warrior est dans la place. L’espoir est revenu et est en totalité sur ses petites épaules d’embryon.

Il a été assez fort pour se développer quand ses copains ont abandonné la partie, espérons qu’il se développera bien pendant les neuf prochains mois.

On a tout donné pour cet essai, le lovenox a été fait le matin avant d’aller á la clinique pour que tout soit déjà bien irrigué; l’endomètre était exceptionnel selon la gynécologue; c’est d’ailleurs notre gynécologue qui a fait le transfert, “parfait”; je n’ai même pas senti le spéculum, rare (seule?) fois de ma vie.

Maintenant je vais jouer à la femme enceinte pendant 2 semaines, rêver et espérer fort.

Je prend tout doigt croisé, patte croisée, prière, patte de lapin, bisou sur les chauves…

Réponse dans 2 semaines…

Tout ça, pour ça

Encore une fois, pas du bon côté des stats. Rien n’est fini mais ça ne s’annonce pas bon…

4 ovocytes récoltés. Je ne suis pas celle qui en avait d’autres cachés.

“Chanceuse”, les 4 ont été fécondés avec la technique de ponction.

En 24h seulement, il n’en reste plus qu’un. Je ne serai pas de celle qui en avait eu 4 pour 4 embryons.

S’il ne tient pas, d’ici le transfert lundi ou dans mon ventre, il faudra tout recommencer. Encore…

Le côté des stats

Pour une fois, j’aimerai être du bon côté des stats.

Certes je le suis déjà, j’ai l’énorme chance d’avoir un merveilleux petit garçon en pleine santé.

Mais j’aimerai pour une fois être celle pour qui “il en suffit d’un”. Il le faut.

Il le faut car j’ai 5 follicules, dont 3 mâtures. Avec 300 de gonal…

Il le faut car souvent j’arrive à relativiser: si on a qu’un enfant ce n’est pas la fin du monde. Certains s’arrêtent par choix. Le mien est formidable qu’il devrait me suffire à lui seul. On fera de beaux voyages, on relookera la maison, je reprendrai mon travail.

Sauf que parfois, je me sens glisser. Comme si cette armure s’effondrait avant que je la remette en place.

Parce qu’honnetement j’espère pouvoir surmonter un nouvel échec. J’aimerai pouvoir tourner facilement la page et aller de l’avant. Que c’est pas si pire, ce n’est pas comme si je ne l’avais pas, Lui. Mais j’ai peur de ne pas y arriver, d’avoir toujours cette plaie béante et de sombrer. Seule, sans eux, alors qu’ils sont tout pour moi.

Alors pour une fois, j’aimerai que ce “Il n’en suffit qu’un” s’applique à nous.

Lundi loose

33 ans

7j à 300 ui de stimulation

5 follicules….

Pas plus de 15mm

L’échographiste s’est arrêtée quelques minutes. Je l’entendais marmonner que c’était bizarre de répondre si peu vu mon âge et ma dose.

Ayant l’habitude d’avoir le double avec une dose moins forte, c’est un peu la douche froide.

Soit ma réserve a décidé de se mettre en pré-retraite, soit c’est “juste” un mauvais cycle (à $12.000 la tentative ça me fait un peu chier que mon corps décide de faire sa feignasse à ce moment – Oui je suis vulgaire).

Moi qui parlais d’inconfort, cela devait être mon imagination.

On continue et on croise

(Oui je sais, quantité n’égale pas qualité blablabla)