Un lapin et une cup – retour d’expérience 

Voilà, c’est fait, je me suis lancée. J’ai préférée attendre 2 cycles avant de livrer mon retour d’expérience sur cet objet qui provoque des passions (ou pas). 

L’élément déclencheur a été ces études et reportages qui ont fait surface sur la toxicité de nos produits féminins. J’étais déjà au courant, mais ça m’a aidée à passer le cap. C’est surtout pour les nuits que je désirais trouver une solution: rester xh avec un tampon et risquer un choc toxique me préoccupait vraiment, et les serviettes ne sont pas une bonne solution pour moi les 2/3 premiers jours de cycle.

Parlons fond de culotte d’abord (parce que ça faisait bien longtemps): mes cycles sont d’une durée de 5-6j, avec un premier jour très douloureux (coucou l’adenomyose), un flux assez important les 2 premiers jours, qui s’atténue beaucoup ensuite. C’est donc à ces premiers jours que s’adresse la cup, surtout les nuits car novice pour l’utiliser au bureau.

En quête du Graal: c’est bien simple, pas vraiment le choix ici. Moi qui trépignait d’impatience devant la cup rose à paillettes, j’ai dû me résoudre pour le modèle basique et unique: je serai donc une diva…

Le premier essai: le j1 ayant eu la fabuleuse idée de débouler en plein milieu de la nuit, et n’ayant pas le courage de m’atteler à la chose à 2h du matin, j’ai attendu donc le second soir. Bon, j’ai bien galeré pour l’insertion. À me demander si je n’étais pas foutue comme tout le monde et comment un bébé était sorti de là. Une fois la mise en place, je m’aperçoit que ça fuit. Génial. On recommence l’exercice, avec l’homme qui me demande ce que je fais et les cris du mini lapinou en arrière fond. Surtout se détendre… apres le deuxième essai, tout roule. C’est quand même hyper bizarre les 20 premières minutes, on va pas se mentir. J’ai conscience d’avoir quelque chose en moi, la sensation que ça appuie sur ma vessie. Je me force à oublier et à ne pas faire ma chochotte et au bout d’une heure, je l’oublie. 

Je passe ma nuit sans avoir peur de choc toxique ou autre connerie, 0 fuite, 0 gêne, tout va bien. 

Au lendemain, je vais pour l’enlever: je ne sens pas la tige. Moment de solitude extrême. J’ai dû imiter la poussée (de l’accouchement ou d’un numéro 2, vous choisirez). Miracle, elle descend. Bordel je me voyais vraiment pas sœur biquet mettre la tête dedans à 6h du matin avec les pinces à barbecue.

Pour l’enlever, là c’est le gros point noir. Autant pour la mettre, on peut la plier. Pour l’enlever la notice te dit que tu peux. Je suis désolée mais encore une fois je dois pas être foutue comme tout le monde car je peux pas mettre mes doigts en entier pour pincer les rebords. Et si tu pinces la base, bien le liquide peut déborder, CQFD. Bref, j’ai vécu mon accouchement une deuxième fois. Point positif: maintenant je suis bien réveillée. Mais autant te dire que j’ai pas du tout envie de remettre ce truc pour la journée. 

Deuxième cycle, second essai: bon je ne suis plus une novice, ça va le faire. Mes cycles étant vicieux, mon j1 a débarqué un lundi, je n’ai pas eu le bonheur de tester toute la journée donc. La mise en place de fait plus facilement, j’ai la bonne technique. Toujours cette drôle de sensation en bas, je pense que j’ai dû me louper car c’est un peu gênant. J’ai même pensé à l’enlever mais après tous ces excercices pour la mettre que nenni.

Malheureusement même problème le lendemain matin. Je me suis couchée avec l’angoisse qu’elle remonte trop. J’ai pu la ressortir mais idem, je ne sentais plus ma tige sous mes doigts. Et je ne parle pas de la sortie, toujours très douloureuse.

Donc mon expérience est très mitigée. Je pense continuer à la mettre les premières nuits, et aussi les weekend quand les j1 tomberont bien (un jour). Je ne me vois pas encore l’utiliser au travail, de toute façon il faut sortir des wc pour atteindre les lavabos et je me sens pas la remettre sans la rincer (bon appétit).

Donc moralité: pour le prix que c’est, si vous hésitez, tentez. Peut être que vous serez mieux foutue/dégourdie que moi et ça passera mieux. Mais c’est vrai que quand on a trouvé le truc et qu’on la sent pas, c’est super pratique de ne pas avoir à se changer toutes les 3h…

Il y a 3 ans…

Vous avez vous aussi les notifications fessedebouc, “aujourd’hui y a x ans”?

Parfois elles font mal, parfois elles sont nostalgiques, parfois elles vous émeuvent plus que d’autres.

Ce matin j’ai eu cette fameuse notification. Il y a 3 ans, moi sur une plage (en doudoune quand même), les pieds dans le sable, le ciel bleu et le soleil derrière.

Il y a 3 ans jour pour jour j’étais à Jersey.

Je m’ennivrais de cidre aux fruits pour oublier le chagrin, j’ai séché mes larmes quand ça m’a pris 10 min de détailler mes récentes opérations sur la fiche médicale du spa, je me délectais d’entendre parler anglais et je prenais plaisir aux balades sur cette petite île anglaise.

Je n’avais pas envie de rentrer.

Comme toute pmette, c’était un week-end vital. Un weekend sans doute pris sur un coup de tete, après l’échec de notre 4eme transfert, qui fermait la page sur notre seconde fiv.

Un weekend vital avant de rempiler sur la troisième fiv.

La fiv gagnante.

Je ne le savais pas alors, mais c’était notre dernier week-end “vital”.

3 ans plus tard, nous sommes de l’autre côté de la planète, notre quotidien est rythmé par les pas et les cris de notre petit miracle.

3 ans, ça semble court, et long à la fois.

Une chose à retenir: ne pas perdre espoir. Jamais.

Toutes ces choses…

A mon fils…

Même si au tout début de ta vie, les choses ont faites que j’avais du mal à tisser un véritable lien avec toi. Oui je t’aimais, oui je t’ai tellement attendu et désiré que je me sentais comblée de t’avoir. Mais non, je ne t’admirais pas la nuit les yeux plein de larmes – je pionçais. J’avais peur de mal faire, peur de te blesser, si petit, si fragile. Pas à l’aise dans mon nouveau rôle, celui que j’avais imaginé pendant des années.

Aujourd’hui nous célébrons ma seconde fête de maman. Je ne sais pas si on peut dire cela, ou si on compte aussi celles que j’ai passé à t’attendre.

Mais voilà, plus tu grandis, plus je t’aime.

J’aime le fait que tu sois devenu plus câlin, ton petit bras qui passe derrière mon cou pour rapprocher ma tête de la tienne.

J’aime nos moments de complicité, nos bisous d’yeux, qu’on en fait que tous les deux.

J’aime te courir derrière à 4 pattes pendant que tu cours autour de la table en poussant des cris de joie (et d’excitation).

J’aime tes petites manies, si petit et déjà précautionneux, comme fermer toutes les portes en disant bye bye, rabattre toutes les cuvettes de toilette, ranger tes voitures les unes derrière les autres à la queue-leu-leu.

J’aime quand tu viens nous faire un câlin aux jambes.

J’aime être celle qui connait tes lubies du moment: la couleur bleue, les trains, les engins de chantier et les tracteurs.

Les moments difficiles sont ceux de l’éducation, quand tu fais une bêtise en en ayant conscience et qu’il ne faut pas laisser passer. Souvent, je laisse la place à ton père, pour éviter de céder.

Qui a dit que la parentalité était facile?

Pourtant, malgré tous les récents levers aux aurores-nocturnes-de soirée (barrez la mention inutile – et oui, on lui a remis ses barreaux), je ne changerai pour rien au monde.

Si tu me laissais faire (mon petit têtu), je passerai mes journées à te bisouiller.

Merci pur tout ce que tu es, et ce que tu représentes.

En espérant que toutes les mamans en devenir auront aussi cette chance ❤

L’épreuve du lit sans barreaux

Il y a exactement 5 dodos, nous avons décidé d’enlever un pan du lit de bébé de mini-lapinou.

Enfin “on”, plutôt Sieur Biquet, car on devait s’expédier hors du lit pour aller l’enlever du sien dès que monsieur se réveillait. 

Et depuis, on ne dort plus. Ou mal.

Voyez vous, on a été très chanceux d’avoir un pépère relax qui faisait ses nuits de 10-12h dès 1 mois, et qui faisait jusqu’à il y a 5j, des nuits de 11h avec 2/3h de sieste. La roue tourne mes amis, le karma, bref je ne sais pas on a les yeux qui collent le matin.

L’homme reste avec lui le temps qu’il s’endorme (il est dans sa période papa, si moi j’y vais il devient tout excité et demande son père). Et au choix: il se reveillé à 5h et vient nous voir, où il se reveillé pendant la nuit, vient nous voir et c’est partir pour tenter de le rendormir (minuit-3h cette nuit).

On essaie de garder une logique, et même si j’ai proposé à l’homme de remettre les barreaux (“je veux dormiiiiiiir”), il est vrai qu’il faudra bien les lui enlever un jour avant ses 18 ans il paraît.

Toujours est il qu’en attendant, on galère.

Et vous, ça s’est passé comment la transition au lit de “grand”?

#jenesorsplusassez

Topo: il est 9h, réveillée depuis 2h par petit bout, un mal de crâne à la fois dû à une crève de 3 semaines et à la soirée de la veille.

La soirée de la veille? Une sortie dans un bar à champagne en amoureux. Je vous vois venir: fallait anticiper, fallait penser au réveil aux aurores avec un petit, t’avais qu’à pas t’envoyer une bouteille.

Mais voilà, l’heure est grave: je n’ai bu que 2 coupes. 2 coupes. J’ai 31 ans, j’ai bu 2 coupes, on est rentrés avec la musique à fond comme des gamins de 20 ans, je me suis écroulée à 22h et là j’ai mal aux cheveux.

J’en viens á me dire que les soirées où je restais debout jusque minuit passées étaient d’une autre dimension. Que les mamans qui font des soirées et s’en sortent mieux sont des super-woman (et mangent du lion). 

Il va falloir agir. Que la phrase “tu es encore jeune” pour avoir un deuxième vaut bien aussi pour ma vie sociale. 

Boire plus tous les jours pour augmenter ma capacité á tenir? Mauvaise idée je pense (n’appelez pas les services sociaux svp)

Attendre que j’arrête de bosser pour pouvoir faire des siestes et récupérer?

Embaucher la nounou pour qu’elle reste la nuit et le lendemain matin? (Trop cher)

Bref, comment faites vous?

Signé: le lapin qui veut pas quitter son pyjama

Numéro 2 vs numéro 1

Quand on attend son premier enfant, on se fixe des principes, vous savez, ceux qui passent vite par la fenêtre, du style pas de tétine, pas d’écran, pas de macdo avant ses 18 ans etc…

Avec l’enfant numéro 1, arrivent (du moins pour moi) en tête les choses qu’on aimerait reproduire ou pas pour le second.

Tels que:

– encourager l’anglais par des comptines

– rester souple, tant pis pour les principes

– ne pas hésiter á demander conseil

Etc…

En ces temps politiques et de ralage national, je me pose souvent la question à savoir si on est pas completement fous de vouloir rentrer pour le second.

Mais en fait, pour notre second, j’ai surtout envie de ça:

– qu’il grandisse avec de la famille autour: tous les cousins de mini-lapinou ont entre 1 et 6 ans, ainsi que les enfants d’amis. Les week-ends chez les uns et les autres à papoter en regardant nos enfants s’épuiser à se courir après dans le jardin…

– avoir de l’aide si besoin, pour le garder, en cas de souci médical etc (quelqu’un de notre famille étant lui-même médecin)

– que ses grands parents le connaissent, autrement que par skype ou mail. Qu’ils le voient évoluer, mois par mois. Créer un vrai lien

– tester toutes les bêtises type petits plats préparés pour 1 an et +, gâteaux spécialisés enfants en tout genre, bref que des trucs de bon parents bio, naturel et sain (déjà qu’en étant synthétique voilà quoi)

Voilà les arguments qui me trottent dans la tête. C’est pas beaucoup mais ça compte quand même. 

De toute façon, nous n’y sommes pas encore 😉

Depuis l’autre côté de l’Atlantique 

– n’oubliez pas qui est le nouveau président des US, alors que tout le monde pensait qu’il ne passerait pas;

– n’oubliez pas tous les gens qui meurent tous les jours pour avoir le droit et le privilège de voter;

– n’oubliez pas qu’avant d’être un droit, c’est un devoir de citoyen;

– n’oubliez pas que si vous ne vous prononcez pas dans 10j, ça ne servira à rien de se plaindre, faudra assumer.

J’ai confiance en vous mes petites françaises 😘🍷