Mère fouettard

Ou la pratique de l’auto-flagellation (je préfère mettre les points sur les i vite fait, avant que quelqu’un n’appelle les services sociaux).

Le souci avec la PMA et la maternité, c’est que l’on a eu des années pour s’imaginer comment on sera maman, comment sera la rencontre avec notre miracle, ce que l’on ressentira. On s’imagine dans notre rôle de mère, et quand cela ne se déroule pas comme on l’avait imaginé, on culpabilise! Activité favorite de la Pmette, la culpabilité: culpabilité de ne pas tenir le coup parfois moralement face aux traitements, culpabilité de ne pas fournir assez d’ovocytes, culpabilité envers notre corps qui ne garde pas les embryons…

Et ça continue avec la maternité.

Culpabilité n°1: ne pas avoir eu le “coup de foudre” au moment de la rencontre.

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Comme lors de la rencontre avec l’Homme, ou quand on me racontait ce que l’on ressentait quand on trouvait LA robe de mariée, je m’attendais à un réel coup de foudre quand mon fils me serait posé sur moi, une sorte d’explosion d’émotions. Mais je n’ai pas ressenti ça. Est-ce le fait d’avoir été sonnée par cet accouchement express? Le fait que mon fils m’ait été posé juste 2 secondes? Le fait que je n’ai pu lui caresser les cheveux que 2 fois, sans voir son visage avant qu’on me l’enlève? Le fait d’être encore sous ecstasy péridurale? Je ne sais pas. Mais Sieur Biquet a pleuré en voyant notre fils. Pas moi. Et je m’en suis voulue.

Culpabilité n°2: je n’ai pas pu l’allaiter.

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Je relativise beaucoup ce point, car quand on voit que son fils ne se nourrit pas pendant 24h, qu’il n’arrive pas à téter sauf quand on le force violemment, à tel point qu’il en pleure au bout de 40 min de bataille, et que moi je pleure de douleur au bout de 10 min de tétée, c’était pas franchement l’extase. Mais encore une fois, j’ai culpabilisé. Certaines ont des accouchements beaucoup plus difficiles et arrivent cependant à nourrir leur enfant. J’ai eu le sentiment que je n’avais pas assez essayé (en même temps fallait-il que je le laisse affamé plus longtemps?). Ce point culpabilisant n’a pas duré longtemps, mais j’ai toujours un pincement au cœur quand je lis des mamans qui allaitent. La sensation que je n’ai pas assez essayé, même si je finissais en sang après 10 min de tétée…

Culpabilité n°3: je ne suis pas assez gaga.

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Encore une fois, je me trouve trop modérée. J’adore m’occuper de mon fils, bien sûr je trouve que c’est le plus beau et que ses sourires sont déjà des preuves d’intelligence à 2 semaines. Mais quand je parle de lui, je ne suis pas aussi gaga que certain(e)s. C’est mon fils, mon grand bonhomme, mon garçon. Sinon j’aurai l’impression de parler d’un ours en peluche (et ils ne sont même pas aussi mignons que mon fils). J’en venais même à demander à Sieur Biquet si c’était normal que je ne sois pas aussi gaga – qui m’a répondu que je l’étais, à ma façon et sans m’en rendre compte.

Culpabilité n°4: je me trouve empotée.

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Je n’ai pas eu de petit frère/petite sœur, ni de neveu/nièce, ni d’ami avec un enfant en bas âge. Ce fût un réel apprentissage pour moi que les premiers jours en tant que maman: savoir le tenir (mon dieu, vivement qu’il tienne sa tête seul), le manipuler, le changer de position, les histoires de couches…

Culpabilité n°5: le baby blues.

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J’y reviendrai peut-être plus tard, mais j’ai beaucoup culpabilisé de ne pas être au top de ma forme physiquement pour m’occuper de notre fils à 100%, comme pouvait le faire Sieur Biquet. Je m’en suis voulue d’être encore sujette aux hormones: bon sang, 3 ans que je vis bourrée d’hormones avec des cycles FIV/TEC tous les 2 mois, et après l’accouchement j’y suis encore sujette. On me disait qu’il fallait du temps, mais j’étais impatiente, je m’en voulais d’avoir le bourdon à partir de 17h tous les soirs. On me disait “tu as tellement galéré pour l’avoir, je ne comprend pas, soit heureuse!” ou bien “tu ne vas pas nous faire une dépression post-partum quand même, avec le parcours que tu as eu!”. De quoi me culpabiliser encore plus, et surtout, ça me faisait peur de sombrer réellement plus loin, de ressentir des émotions que j’avais ressenti en PMA, et détesté. Bref, le chien qui se mord la queue (je vous rassure, cela va beaucoup mieux depuis quelques jours 😉 ).

C’est ma psy qui, lors de la PMA, m’avait averti de ne pas trop idéaliser la grossesse et la maternité. Je comprend mieux ce qu’elle voulait dire par là.

Chacune d’entre nous doit avoir ses propres culpabilités. A trop attendre cette maternité, je pense que l’on finit par être trop exigeant avec soi-même. Comme disait si justement Sieur Biquet, des bébés naissent au monde avec des moyens infiniment moindres par rapport à nous, et ils s’en sortent très bien.

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32 thoughts on “Mère fouettard

  1. Merci beaucoup pour cet article qui bizarrement me renvoie à beaucoup de choses.
    On réagit tous différemment face aux émotions fortes ce n’est pas pour autant que tu ne le vis pas ton “coup de foudre” et surtout que tu ne l’aimes “pas assez” ton petit bout.
    Pour la question de l’allaitement ça me fait de la peine car je trouve qu’il y a une vraie pression sociale à ce niveau. Que tu regrettes de ne pas pouvoir allaiter ça je peux comprendre, mais la culpabilité n’a pas sa place et l’allaitement ne doit pas être une torture !
    Quant au baby blues, quelle que soit sa forme (et tant mieux si c’est déjà derrière toi) là aussi ça suffit de nous faire culpabiliser au motif que nos grossesses sont particulièrement désirées, c’est “chimique” comme déséquilibre on n’y peut rien !
    Bref, merci pour toutes ces réflexions, perso m’est avis que vous êtes déjà de supers parents 🙂

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    • Sur le baby blues je suis tout à fait d’accord avec toi! On te dit “c’est normal” mais juste après on te culpabilise car sous pretexte que tu étais en PMA, tu ne DOIS PAS te sentir “down”. Et pourtant tu ne maîtrises pas ce sentiment!
      Pour l’allaitement, je n’ai pas vraiment ressenti de pression sociale à ce niveau, c’est juste que ça me tenait vraiment bcp à coeur et qu’au final, j’ai une pincée au coeur de ne pas avoir pu l’allaiter. Mais bon, comme je le dirai dans un autre article, c’est un mal pour un bien, j’ai trouvé plein d’avantages au bib 😉
      C’est juste qu’au final, à force d’avoir rêvé de la maternité pendant des années, au final ça ne se passe pas comme on aurait pu l’imaginer…

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  2. La confrontation entre ce que l’on imagine pendant la grossesse et la réalité de ce qui se passe à l’accouchement est difficile, quelque soit le parcours avant, je le vois tous les jours dans le cadre de mon boulot.

    C’est pas parce qu’on a attendu quelque chose longtemps qu’on s’en sort mieux. Les fantasmes générés autour de la parentalité sont peut être encore plus ancrés en nous qui avons eu plus de temps pour les élaborer.

    En plus il faut bien avouer qu’avec la fatigue, les hormones et les regards des gens tout autour les premiers jours c’est pas la joie. Ils sont durs à vivre, c’est tout une adaptation à faire. Un nouveau rôle à apprendre. Et on a vraiment l’impression qu’on a pas le droit de se plaindre. Qu’une jeune maman ne doit être que radieuse et comblée….

    Bref j’ai beau ne pas encore connaitre l’autre coté de la barrière, j’accompagne chaque jour de boulot ces mamans balbutientes. N’hésite surtout pas à t’exprimer là dessus. Sur ton blog bien sûr mais par mail aussi si tu veux déversée sans trop t’exposer.

    Gros bisous.

    PS : je n’ai pas eu le coup de foudre pour mon mari, pour moi c’était “un mec de transition” et puis l’amour s’est insinué peu à peu. Est ce que pour autant mon amour de est de moindre qualité que celui de celles qui aiment après un coup de foudre…
    PS2 : pour l’allaitement, tu as essayé au moins alors pas de regret. Ce qui compte c’est que mini-lapinou est à manger et que vous preniez plaisir au moment des repas.
    PS3 (et le dernier…) j’ai pensé à toi ce matin (enfin matin…) je suis allé prendre ma douche que vers 13h30 avant j’ai traînaillé sans même l’excuse d’avoir un nouveau-né…

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    • Idem pour mon mari, je voulais quelqu’un de stable :p
      Et je suis tout à fait d’accord avec toi. On a bien fantasmé des années, jvois la c1 du meilleur pote du mari, elle se pose pas toutes ses questions. Elle est tombée enceinte, lolilol et puis voilà. Elle s’interroge pas du tout sur la maternité.
      Et merci bcp pour ton offre de mail, ça me touche 🙂
      Bisous

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      • Je me suis encore rendu compte il y a pas si longtemps que ça du décalage avec les fertiles. Quand ma copine nous a annoncé sa grossesse la dernière fois, pendant le repas mon mari leur a demandé s’ils comptaient changer de voiture et plus tard s’ils avaient réfléchis à quelle chambre aurait le bébé (2 ou 3 possibilités dans leur maison). Chaque fois les questions les ont fait “flipper”, ils n’y ont pas pensé, ce sont pas projetés encore. Nous avec 4 ans de réflexion on a déjà les réponses même si les questions se posent pas…

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  3. Serieux, sois pas trop severe avec toi meme.. tu viens d’accoucher et c’est normal d’avoir des bleues. C’est hormonal et tu peux surement pas gerer ca. Faut vraiment pas ecouter les gens qui te font de commentaires pareil!!
    Moi je prepare deja mon mari aux bleues. J’espere de les eviter mais je pense que entre la fatigue et les hormones il y aura surement des moments difficiles.
    En plus comme toi j’ai pas d’experience avec des tout petits, mais vraiment on peut pas coulpabiliser de ca: tu te voyais aller faire un cours nouveau nés au milieu des FIVs!?!?
    Pour l’allaittement, j’espere pourvoir allaitter (entre autres car ma belle soeur me stresse a fond sur ca) mais j’ai pas envie de stresser sur ca. J’ai pas ete allaité, et je trouve que je suis en santé et que mon QI est pas plus bas que celui des autres. On va pas non plus dire que mes ovaires sont merdiques a cause du manque d’allaitemment..
    Bref, pas de coulpabilité pour ce qu’on peut pas gerer!!
    bisous!

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  4. J’adore ton article car c’est une question que je me pose souvent. Est ce que je ne suis pas trop en idéalisation de la maternité? J’ai déjà beaucoup d’avis sur beaucoup de chose, j’ai déjà imaginé à de multiples reprises mon accouchement. Et je suis certaine que tout ça sera balayé le moment venu. Car le principal élément perturbateur est inconnu. c’est ce petit être qui est singulier et qui modifie tout.
    Je suis sûre que tu es une super maman et que tu fais de ton mieux.

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    • J’avais aussi beaucoup d’avis et je n’imaginais pas trop que cela se passe autrement (je voulais faire 1 post à ce sujet d’ailleurs^^). Tu verras que c’est bébé qui controle tout, faut juste s’y attendre 😉

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  5. Concernant le gagatisme, je ne l’ai pas eu non plus mais j’aime ma fille chaque jour un peu plus. Et ça me parait en fait très normal, je la découvre, j’apprends à la connaitre donc je l’aime. C’est les relations humaines de base. Quand le bébé débarque bon ben OK c’est le tien il a peut être des traits de ressemblance avec toi mais tu le connais pas et puis tu as beau savoir que tu es sa maman tu es aussi dans la découverte de ce nouveau statut. Avec le recul pour ma part le gagatisme je trouve ça bête et je suis contente de pas l’avoir eu. 😉
    Le coup de foudre à la naissance je l’ai pas vécu non plus mais c’est quand même déjà tellement d’autres émotions que ce moment précis de la naissance qu’un coup de foudre en plus ? pfou il tiendrait notre coeur ?
    Et empotée tu le seras de moins en moins, à la limite vaut mieux ça et faire doucement et attentivement les gestes avec bébé que de se sentir trop en confiance et ne pas assez prendre soin de lui hein ?

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  6. J’aime vraiment cet article !! Merci à toi de l’avoir écrit… Je me pose évidemment des tonnes de questions sur la maternité et je culpabilise d’avance à l’idée de ressentir certaines culpabilités que tu exprimes aujourd’hui…
    Le fameux coup de foudre, heureusement, une amie m’avait prévenu, un jour que j’allais la voir à la maternité, que c’était un mythe !! Et qu’elle avait besoin de temps pour apprendre à connaitre son enfant (et vice versa).
    Quant au fait d’être gaga, déprimée, empotée, fatiguée: je ne vois rien d’alarmant là dedans. Oui, tu as le droit de ne pas être une MILK en puissance qui ouvrirait un blog dédié à Chuck: son 1er caca solide, son premier rototo, son premier éclat de rire, sa première dent, etc… Ca ne fait pas de toi une demie maman pour autant !!!
    Quant aux autres et leurs discours culpabilisateurs, ça confirme que ça ne s’arrête donc jamais… A croire que juger son prochain est un des traits de caractère privilégié de l’espèce humaine.
    En tout cas, moi, dans tes mots, je lis beaucoup d’amour et de pudeur et je trouve que t’es une maman comme j’aimerais avoir la chance d’être un jour… Ni trop, ni pas assez… 🙂 Bisous ma belle.

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  7. Je n’ai pas non plus eu de “coup de foudre” en voyant mon fils, et ça m’a beaucoup culpabilisée (après avoir lu tant de récit sur grossesse et accouchement se concluant par “mais quand tu tiens ton enfant dans tes bras tu oublies tous les désagréments”). J’ai eu une sorte de déclic par contre quand il avait environ 2 mois de mémoire, je regardais un de ses premiers sourires et tout d’un coup je me suis dit “je n’avais jamais compris à quel point mes parents m’aimaient”.
    Les premiers temps je me sentais aussi hyper maladroite ; d’abord les premiers jours je n’avais pas la force de le soulever, puis une fois à la maison je le portais mais quand je devais monter à l’étage c’était mon mari qui l’emmenait, j’avais trop peur. Petit à petit on s’apprivoise, les gestes deviennent plus instinctifs… mais je me sens tout de même nettement mieux maintenant qu’il est “grand”, en gros jusqu’à ce qu’il marche lui-même j’ai gardé cette peur de le casser rien qu’en le prenant dans mes bras…

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  8. Bonjour Dame Lapin, félicitations car je viens de découvrir ton nouveau blog ! Une fois de plus, je me retrouve pas mal dans ce que tu dis, et je témoigne aussi : autant pour mon premier accouchement, les 17h de travail, les nombreuses poussées etc m’ont donné le temps de réaliser et d’être émue à la naissance proprement dit, autant le 2nd, 15 jours à l’avance, en 5h et 2 poussées, m’a laissée presque froide…Question de concours de circonstances, donc, je pense… Et concernant le baby blues, je trouve qu’on y a droit 2 fois plus que les autres : non seulement on a ce ventre vide, mais on a aussi ce vide que l’arrêt de la pma crée dans notre vie. Pendant des années, toute notre vie a été rythmée par ça, et tout à coup, c’est la fin de tout, en quelque sorte. Bon courage, et continue comme ça, j’ai l’impression que tu t’en sors tout à fait bien. Bises !

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    • Merci à toi! Tu n’as pas tord du tout, je n’avais pas pensé à l’aspect vie rythmée par la pma. Il y a aussi la nostalgie de la grossesse/accouchement, qu’on sait ne retrouvera peut-être jamais ou alors via un parcours encore bien difficile (moi les miracles, je les croiraient quand ils arriveront chez moi 😉 ). En tout cas c’est rassurant de se voir comprise. Bises à toi

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  9. C’est connu qu’il y a une idéalisation de la maternité. Le fameux coup de foudre au 1er regard, l’allaitement qui est un réel épanouissement, l’instinct maternel instantané… Et forcément, quand il n’y a rien de tout ça et qu’en plus on se tape un baby blues (ça a l’air mignon en + “blues”), bim on culpabilise à mort !! Ma fille a 7 mois et j’ai connu tout ça. Aujourd’hui je suis en recherche d’emploi et je n’attends qu’une chose : dans 2 semaines ma fille va enfin aller chez l’assistante maternelle ! Même si je ne travaille pas encore. Je culpabilise donc de ne pas me sentir épanouie de la garder à la maison. Mais il en va de mon équilibre mental je crois…
    Bref, tout ça pour dire qu’il y a effectivement une pression sociale autour de la maternité, et s’il y a très certainement des mères qui existent “comme dans les livres”, je ne suis pas sûre que ce soit une majorité.

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    • Oui je pense que c’est tabou. Dire “je n’ai pas ressenti l’amour dévastateur décrit par tant de personnes quand j’ai vu mon enfant pour la 1ère fois” nous fait passer pour une mauvaise mère, qui n’aime pas son enfant. Heureusement pour moi, mon conjoint ne l’a pas ressenti non plus. Et bien entendu on aime notre fille !!
      Dire “je n’ai pas aimé allaiter” peut sembler tabou aussi. Et pourtant, à chaque fois que j’en ai parlé, la personne en face m’a répondu “ah moi j’ai détesté ça !” ou “j’ai plein d’amies qui m’ont dit la même chose !!”. Et on se sent moins seule.
      Je pense que tu l’as senti en lisant les commentaires à ton article : non tu n’es pas seule à ressentir (ou ne pas ressentir) ça. Mais il faut encore beaucoup de courage pour oser le dire. Prochaine étape : parvenir à ne plus culpabiliser… (et pour moi c’est pas gagné ! Je me mets beaucoup de pression toute seule je crois)
      Et un des côtés positifs pour moi : je n’ai aucune difficulté à confier ma fille 🙂

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      • Oui, les commentaires ont bcp aidé! On ne peut s’empecher de se comparer, et forcement quand l’entourage est encore + gaga qu’on ne l’est, et rabache “qu’ac le parcours qu’on a eu…”, ça culpabilise

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  10. Coucou dame lapin idem pour moi je n’ai pas pleuree en voyant mon fils même si je l’ai aimé de suite d’un amour indéfinissable je deviens gaga de jour en jour et m’émerveille de tous ce qu’il fait.
    Le baby blues pour moi n’a duré qu’une journée puis je pense qu’il ai du à notre séjour prolongé à la maternité je n’avais qu’une envie rentrer chez moi.
    On idéalise beaucoup en étant en pma mais devenir maman n’est pas tous beau tous rose puis comme ma dis ma gynécologue on née pas maman on le devient et mon fils me l’apprend chaque jour.

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  11. Le baby blues n’a rien à voir avec le bonheur d’être enfin maman. C’est hormonal, et aussi je trouve que c’est un chamboulement tel de devenir parents que forcément il faut évacuer. Tout remonte dans ces moments là, la relation avec sa propre maman, son histoire perso, etc … J’ai été surprise de pleurer autant. Mais c’est ainsi! L’allaitement, il faut que ce soit un plaisir pour les deux. Chaque grossesse et chaque allaitement est différent. Tu nourris ton bébé de la façon qui est la mieux pour lui, n’aies aucun doute là dessus. Ma cousine a eu des grosses difficultés comme toi, s’est acharnée, et maintenant jongle entre le sevrage en catastrophe, la mastite bilatérale infectée, les crevasses, le tire lait …
    Quant à la pression sociale, on s’en tape. J’allaite mon loulou, j’adore ça, et je compte continuer longtemps. Genre, un ou deux ans. Ouais, même pas peur. Et ben, c’est rigolo, car la pression sociale s’inverse après trois mois. Avant, on est une mauvaise mère si on n’allaite pas, après on devient une folle qui sait pas couper le cordon si on veut allaiter longtemps… Passé 4 mois, on me regarde de trvers. Donc dans tous les cas, on est une mauvaise mère pour les MILK fières de l’être. Tu vas tomber en amour de jour en jour avec ton bébé, tu verras … et c’est normal ! Bises ma lapinette

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  12. J’aime beaucoup ton billet :il me projette 16 mois en arrière. J’ai eu un accoucheemnt facile (en fait une césa programmée) et un allaitement difficile avec le même bébé que le tien qu’il fallait réveiller et “torturer” pour qu’il tète, 20 minutes de bataille, pour y arriver et un bout de chou qui tète mal donc des seins hyper douloureux et un gosse affamé. Bien sûr, je m’en suis voulue de ne pas avoir vu que mon gosse crevait de faim en fait. Vive la PMI qui a tiré la sonnette d’alarme. Un baby blues et surtout une dépression post partum (DPP) vers les 9 mois de mon fils… Alors là, je ne m’en suis pas voulue du tout. Je sais que les PMEttes sont plus sujettes à la DPP que les autres. Une sorte de retour du bâton sur notre victoire. Bref. Je voulais te dire que tu sembles déjà très bien t’en sortir avec ton petit lapinou de 1 mois

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